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   Je sais. Je laissais supposer qu’effectuer un coup de maître en réalisant le Trou en Un était quasi impossible, mais qu’un joueur pouvait le faire demain ou dans deux ou trois siècles. J’avais dit à peu près cela en septembre dernier. Et que c’est-il passé le 23 novembre 2009?

Je me trouvais en compétition sur le parcours de golf de l’Ecole de l’Air de  Salon-de-Provence avec Christian et Jean-François. Nous avions rentré tant bien que mal les sept premiers trous. C’était au tour de Christian de driver…

  Il est à l’adresse au départ du  trou n° 8. Distance au drapeau: 154 mètres.  La balle effectue une trajectoire correcte qui n’attire pas l’attention. La balle de Jean-François et la mienne  chutent à proximité du green. Je découvre la mienne derrière le tapis. Nous passons deux ou trois minutes à rechercher celle de Christian.  En désespoir de cause, il jette un coup d’oeil au pied du drapeau puis nous appelle pour que nous constations ce qu’il a peine à  croire.

   La petite balle blanche est blottie  au fond du trou, contre le mât du drapeau… Elle paraît scintiller tant l’instant est surréaliste!

  Christian a réussi l’irréalisable!  Il ne le fera jamais plus !  Je n’aurai sans doute jamais la chance de greener de si belle manière ni l’occasion non plus de revoir un tel miracle .

 Sacré Christian! Comment pourrais-je maintenant le taquiner. Heureusement, j’ai plusieurs cordes à mon arc, ou plutôt plusieurs balles à mon driver. La semaine suivante, je lui ai remis son prix, une belle voiture, celle qu’il aurait dû remporter dans une compétition officielle quand elle est mise en jeu.

 J’ai tiré la voiture de la poche de mon sac de golf.

 C’était par un bel après-midi. Nous étions deux couples d’amis goûtant à la douce chaleur qui résistait aux premiers frimas d’octobre. Tandis que j’observais l’azur, allongé sur le dos, je remarquai sans étonnement, parmi les nuages moutonneux, la présence de deux poissons exotiques, l’un  barriolé, à gauche, l’autre à droite tigré. Ils étaient animés. Je voulus voir cela de plus près et pensai à la paire de jumelles dans la boîte à gants de la voiture. Comme dans un claquement de doigts, elles furent dans ma main. Après avoir soigneusement réglé la distance et le binoculaire droit, je pus observer de plus près la scène. Le poisson barriolé m’observait ironiquement de ses yeux ronds et noirs qu’il roulait de part et d’autre de sa face plate. Je trouvai cela très étrange, des poissons dans le ciel!

  Mon regard se porta au loin vers la colline formant un plateau où  des avions et des hélicoptères stationnaient sur la piste d’un aérodrome. Au même instant, je vis plusieurs aéronefs non identifiés prendre une position géostationnaire. Des objets lâchés descendirent lentement comme pour détruire les appareils au sol. Je me fis l’observation qu’on bombardait le site! Au même instant, le ciel fut illuminé par un feu d’artifice extraordinaire. La lumière fulgurante et intense émit des couleurs fantastiques!… Et puis une sorte de fluide gazeux de consistance étrange, d’apparence vitreuse, comme acqueuse, comme huileuse, commença à se répandre. Elle avançait dans notre direction et les gens s’écroulaient au fur et à mesure de son passage.

  Un frisson d’effroi me parcourut l’échine de haut en bas. Je murmurai à Bernard qu’on allait y passer. “Arrête tes conneries!” rétorqua-t-il.

Lorsque l’onde mystérieuse nous atteignit, je me mis en apnée, pour voler quelques secondes encore à la Mort… C’est alors que je me réveillai, le visage enfoui sous un bras, dans le lit de la Bastide Bleue à Séguret (Vaucluse) où nous avions passé le week-end en amoureux.

  Renée près de moi dormait paisiblement, sans se douter le moins du monde qu’elle venait d’échapper à la mort.

  Parce que je m’étais réveillé à temps!

La partie de golf

  Vous pénétrez au  clubhouse (l’accueil) où vous prenez un greenfee (un droit au jeu) pour 9 ou 18 trous selon la taille du club. Vous présentez votre licence de la FFG (fédération française de golf) et votre carte bleue. Ne pas oublier cette dernière, elle est essentielle!…

  Vous vous dirigerez ensuite (seul ou avec plusieurs amis) au départ du trou n° 1. Devant vous s’étend le faiway (vaste espace entretenu et herbeux qui vous sépare du trou). Vous driverez d’un swing impeccable (espérons) à l’aide du bois n° 1 (le plus puissant de la série des clubs de votre sac) qui propulse la balle à 130/260 mètres selon votre expérience. Si la balle n’est pas retombée dans le rough (“reuf”, hautes herbes latérales), le ruisseau, le petit lac ou dans le bunker rempli de sable, vous irez droit au green (petit tertre engazonné d’herbe rase où le trou vous attend). Le coup ultime dénommé put (prononcer peutt) s’effectue avec le putter.

  Si vous êtes un joueur émérite, vous aurez peut-être la chance d’entrer la balle en respectant le par (nombre de coups estimés suivant  la distance  du green à atteindre) et, Maryse sur le gâteux, de réussir le birdie (un coup au dessous), l’eagle (deux au dessous) ou l’albatros (trois au dessous). Laissez un message sur mon mail si vous réussissez ce dernier coup!

  Dans chaque club,  ON connaît quelqu’un qui a réussi quelque part le trou en un (trou en un coup, généralement sur le par trois distant de 165 m environ). Christian, mon souffre-douleurs et non moins ami  bien qu’il me mette la toise six fois sur dix, connaît un tel joueur. Avec de la chance, il peut espérer réitérer son exploit dans un jour ou  dans deux ou trois siècles. En tout cas, s’il n’y a aucun témoin, nul ne va  s’en vanter, car ce coup oblige le veinard à offrir à boire à tous les joueurs présents dans le club ce jour-là. Imaginez sa chance s’ils sont quatre cents.    Dans les grands tournois, un véhicule  de marque prestigieuse est parfois mis en jeu sur l’un des pars 3 du  parcours.  Pour ma part, avec l’index 43.4 (niveau de classement) , je suis déjà bien heureux de réussir de temps en temps deux ou trois pars dans la journée et un  ou deux birdies dans l’année.                                                                 

    Lorsque vous vous présenterez dans un club, on vous demandera votre carte verte (passeport qui assure que vous connaissez les règles du golf et les bons usages,  c.à.d. l’étiquette,). Avec l’expérience, vous pourrez participer aux tests et aux tournois homologués par la F.F.G. Ainsi pourrez-vous voir votre index s’améliorer. Si vous atteignez zéro, vous tapez chez les pros.

  Le golf est un jeu de fillettes et de champions hors catégorie. Il n’y a pas de contrainte particulière à sa pratique: pour le moins, posséder deux bras et un oeil (encore qu’un ex-champion le pratiquait amputé d’un bras avec ses amis) .

  Alors, bonne partie! comme on dit dans notre jargon golfique.

Je parlais de l’Enfer sur Terre. Je suis servi. Sans plus épiloguer sur mon sort, je me pose cependant la question de savoir ce que j’avais bien pu faire à Dieu le Père.

  Le 2 septembre, ayant sorti ma vieille mère de sa maison de retraite à Marignane où elle coule des jours heureux, une voiture trouve le moyen, à un rond-point, de me couper la route et d’enfoncer l’aile avant droit de mon véhicule.

  De la sorte, je suis convaincu que mon assureur est en train de me détester!

 Voici, inséré dans mon recueil Le lis et le chardon, l’un des poèmes que j’ai eu plaisir à écrire. Il ne fait aucun doute que dans la mesure où il est quelque peu sentimental, nul ne peut échapper à la tendresse des lieux et de l’heure .

                                                     Les Froufrous de l’air

                                           Allons, ma douce, allons ma tendre,

                              Enlacés sagement, jusqu’au bosquet surprendre

                                   Les oisillons au nid et les papillons bleus

                             Qui broutent l’androcée, gourmands, méticuleux!

 

                                            Allons, ma douce, allons, ma tendre,

                                   Jusqu’à la roseraie, roucouler, nous étendre!

                                  Dans cet enchantement, aux braises de la chair

                              Nous nous enflammerons sous les froufrous de l’air.

 

                                                Reine de toutes fleurs, la rose

                                 Ne connaît pas plus beau, plus délicat, plus pur

                                  Que son bouton pourpré avant qu’elle n’éclose.

 

                                               Son teint et sa livrée humide

                                  Me sont pourtant banals et son éclat obscur

                                    Comparés à ta grâce, à ton regard limpide.

     Le lis et le chardon, recueil de poésie évoqué ci-dessous dans mon blog, s’ouvre avec des fleurs pour chapitres. Les fleurs sont la représentation la plus évocatrice de la femme. Mes poèmes s’effeuillent crescendo, de l’éveil de la sensualité jusqu’à la sérénité en amour en passant par la passion.
Le lis:  l’innocence, l’éveil à l’amour, les premiers émois (neuf poèmes);
Le voyage initiatique de Virginie:  révélation de l’érotisme chez une jeune fille (poème en quinze tableaux);
Jonquilles et capucines: la passion amoureuse (huit poèmes);
Le chardon: les nuages dans l’amour (six poèmes);
Adonis: la reconstruction sentimentale (six poèmes);
Cyclamens: la sérénité (sept poèmes).
     J’ai indiscrètement ouvert une fenêtre sur les sentiments d’autrui et ce faisant, j’observe que cela me ressemble un peu.

Nous sommes à la mi-février 2009. La pompe à chaleur de ma compagne rend l’âme. Remplacement: 10.000€. Le W.C. de mon appartement est à changer, car les ouvriers chargés de poser une nouvelle conduite ont brisé l’ancien siège, mais le nouveau siège a un vice de fabrication. J’ai les pieds dans l’eau pendant cinq jours. Mon amie reçoit la note de consommation d’eau: 200 m3 au lieu de 5 – il y a une fuite dans le sous-sol. Entre-temps, je reçois un courrier auquel je ne prête pas attention, car j’ai un problème avec internet, avec mon interrupteur d’éclairage de la cuisine, avec mon téléphone fixe qui refuse de sonner , avec mon mobile qui est temporairement en dérangement. On change le siège de mon édicule; je rétablis internet après trois jours interminables  – le téléphone mobile fonctionne de nouveau – je conduis ma soeur à 25 km présenter à l’expert sa voiture qui vient d’être heurtée à l’arrière – le téléphone fixe n’a toujours pas de sonnerie. Je prends connaissance le 17 mars du courrier que j’ai reçu quelques jours auparavant: le 13 mars, il y a eu le feu dans la cave du logement que je mets en location à Clermont-Ferrand! Je me rends sur place. Gros dégâts… Sur le trajet de retour en direction de Marignane, j’effectue cinq ou six arrêts techniques pour relever le pare-boue sous le moteur qui s’est décroché et traîne sur la route… Le lendemain, je regarde le calendrier: l’incendie a eu lieu le vendredi 13. – Parfois cette union entre le jour et la date  porte bonheur: la cave n° 13 située en face de la mienne n’a subi aucun dommage!!! Tout ceci pour dire que  je considère, pour ma part, que l’enfer existe: je l’ai rencontré sur Terre en mars 2009. Le paradis ne sera décidément pas pour moi cette année.

 Le 22 juin, ma voiture dont seul le frein à main avait été serré a glissé tout doucement de son lieu de stationnement et a heurté, après avoir pris de la vitesse dans la légère pente, le portail de la maison de retraite où est hébergée ma mère. J’en ai un peu marre! Vivement 2010.

J’ai parfois le sentiment qu’écrire est chez moi un besoin. En tout cas, cela demeure un plaisir. J’ai dernièrement pris le TGV pour Paris et découvert une revue de la SNCF invitant ses usagers à adresser leurs sentiments éprouvés dans le voyage qui les emporte. Je me suis donc pris au jeu et le 31 décembre 2008, voici quelle fut mon inspiration:

“”"”Je grimpe les marches de l’escalier monumental de la gare de Marseille St-Charles pour me hisser jusqu’à l’enceinte de l’édifice totalement remodelé pour accueillir les TGV.   Une fois confortablement assis dans la voiture, il me revient en pensée ces trains d’autrefois que j’empruntais pour Paris ou ailleurs. Aurai-je une place assise? J’aurai peut-être trop chaud, ou trop froid!  Le train m’emporte dans de gros volutes de fumée noirâtre et le “tan tan  tan tan” des boggeys sur les rails s’intensifie au fil de la vitesse (toute relative) du convoi. J’ouvre la glace pour aspirer un peu d’air frais mais des fumerolles collent à la peau de mon visage, m’aveuglent et me font vite renoncer à cette idée. Le paysage défile    comme à l’écran d’un cinéma de quartier, trop rapide pour analyser chaque détail, trop lent pour comprendre le scenario !     

  Revenant à la réalité, je vois les caténaires qui accélèrent leur passage: un, deux, trois, déjà deux cents mètres de parcourus… Plus de “tan tan  tan tan”, plus de fumerolles. La poésie des vieux trains à vapeur s’évanouit avec mon âge, mais la joie de retrouver mon fils efface bien vite ma mélancolie. Alors mon bonheur est complet puisque grâce au chemin de fer, j’ai connu le temps de la méditation à bord des trains à vapeur et celui de la transmutation corporelle (expression de science-fiction?) grâce aux TGV.”"”

USA

       Je préfère employer le terme d’USA plutôt que celui d’Etats-Unis d’Amérique depuis mes quatre voyages effectués à travers cette Nation qui m’a très impressionnée par la beauté de son paysage, par l’imagination créatrice de ses citoyens, l’exubérence de ses villes et plus généralement par la civilisation de son peuple.

  Les Américains n’éprouvent aucune supériorité hautaine à notre égard. Au pire, ils sont indifférents, mais généralement, ils aiment la France qui leur a prêté assistance au temps de Louis XVI dans leur lutte en faveur de l’indépendance. La Fayette a été fait citoyen américain!

  Les Français font la fine bouche lorsque l’on évoque les USA, plus par snobisme de convenance et de mimétisme de pensée que par connaissance avérée. Il faut avoir visité Niagara Falls, Grand Canyon, la Vallée de la Mort, le parc de Yellowstone et autre Monument Valley en territoire indien!  

   Les Américains appartiennent pour la plupart à la classe moyenne, pauvre et non assistée. Il faut entretenir un petit peu la conversation avec eux (j’ai beaucoup de mal, car comme la plupart de mes concitoyens, je ne possède  très bien que ma propre langue maternelle) pour avoir le droit d’opposer la moindre critique. 

Oui, décidément,  et encore plus depuis les attentats du Onze Septembre, je me sens plus que jamais Américain!

Ma pensée, présente dans mes poèmes (Le lis et le chardon), repose sur un seul principe qui est la sincérité des sentiments. On ment parfois aux autres, jamais à soi-même. C’est la raison pour laquelle il est si douloureux de  se trahir en trahissant autrui.

Cependant…

L’hypocrisie est un mensonge au service de la paix sociale, les convenances un mensonge au profit des moeurs et l’abstinence une vertu contre nature. L’humanité qui ignorerait ces trois principes se comporterait tout entière comme le dernier des animaux qui ne connaissent qu’agressivité exacerbée, démonstration de leurs instincs et ruts en toutes circonstances.

Néanmoins, il y a place au sein de ces multiples comportements et c’est pourquoi nos pulsions souvent nous pressent de répondre aux douces tentations… Ainsi le bonheur appartient à qui n’éprouve ni remords ni regrets d’avoir Aimé.

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