Vous pénétrez au clubhouse (l’accueil) où vous prenez un greenfee (un droit au jeu) pour 9 ou 18 trous selon la taille du club. Vous présentez votre licence de la FFG (fédération française de golf) et votre carte bleue. Ne pas oublier cette dernière, elle est essentielle!…
Vous vous dirigerez ensuite (seul ou avec plusieurs amis) au départ du trou n° 1. Devant vous s’étend le faiway (vaste espace entretenu et herbeux qui vous sépare du trou). Vous driverez d’un swing impeccable (espérons) à l’aide du bois n° 1 (le plus puissant de la série des clubs de votre sac) qui propulse la balle à 130/260 mètres selon votre expérience. Si la balle n’est pas retombée dans le rough (“reuf”, hautes herbes latérales), le ruisseau, le petit lac ou dans le bunker rempli de sable, vous irez droit au green (petit tertre engazonné d’herbe rase où le trou vous attend). Le coup ultime dénommé put (prononcer peutt) s’effectue avec le putter.
Si vous êtes un joueur émérite, vous aurez peut-être la chance d’entrer la balle en respectant le par (nombre de coups estimés suivant la distance du green à atteindre) et, Maryse sur le gâteux, de réussir le birdie (un coup au dessous), l’eagle (deux au dessous) ou l’albatros (trois au dessous). Laissez un message sur mon mail si vous réussissez ce dernier coup!
Dans chaque club, ON connaît quelqu’un qui a réussi quelque part le trou en un (trou en un coup, généralement sur le par trois distant de 165 m environ). Christian, mon souffre-douleurs et non moins ami bien qu’il me mette la toise six fois sur dix, connaît un tel joueur. Avec de la chance, il peut espérer réitérer son exploit dans un jour ou dans deux ou trois siècles. En tout cas, s’il n’y a aucun témoin, nul ne va s’en vanter, car ce coup oblige le veinard à offrir à boire à tous les joueurs présents dans le club ce jour-là. Imaginez sa chance s’ils sont quatre cents. Dans les grands tournois, un véhicule de marque prestigieuse est parfois mis en jeu sur l’un des pars 3 du parcours. Pour ma part, avec l’index 43.4 (niveau de classement) , je suis déjà bien heureux de réussir de temps en temps deux ou trois pars dans la journée et un ou deux birdies dans l’année.
Lorsque vous vous présenterez dans un club, on vous demandera votre carte verte (passeport qui assure que vous connaissez les règles du golf et les bons usages, c.à.d. l’étiquette,). Avec l’expérience, vous pourrez participer aux tests et aux tournois homologués par la F.F.G. Ainsi pourrez-vous voir votre index s’améliorer. Si vous atteignez zéro, vous tapez chez les pros.
Le golf est un jeu de fillettes et de champions hors catégorie. Il n’y a pas de contrainte particulière à sa pratique: pour le moins, posséder deux bras et un oeil (encore qu’un ex-champion le pratiquait amputé d’un bras avec ses amis) .
Alors, bonne partie! comme on dit dans notre jargon golfique.